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Passages

Ses seins, si ronds sémaphores myopes, si bons repères à mes doigts gourds, aux prémices des touches, lisses, à mes yeux de voyeur, de chat, à ma bouche de félin, prête à fondre en arme langoureuse, en lame molle, sur ces larmes de chair calme.
Vagues oblongues, qui passent sans cesse, sous ma main, sous mon corps, sans jamais s’y échouer, tendres et mouvantes, mouvements inlassables des transes palpables, dernières respirations, encore lentes, avant qu’une baïne profonde et douce, sous l’écume brune, ne m’emporte pour une apnée longue et tiède.